Chaque prix du registre porte une provenance : la manière dont il a été obtenu. Deux prix qui ne viennent pas du même endroit ne se lisent pas de la même façon — un prix payé à une caisse, un prix affiché sur une page de résultats et un prix annoncé dans une circulaire pour la semaine prochaine ne disent pas la même chose. Cette page nomme chaque provenance, dans les mots exacts qui apparaissent dans la colonne « Provenance ».
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Un relevé automatique ouvre une page de résultats chez le détaillant — l'équivalent d'une recherche sur son site — et lit le prix affiché sur la tuile de chaque produit. C'est de loin la provenance la plus abondante du registre : c'est elle qui fait avancer le catalogue entier, quelques dizaines de produits à la fois.
La même provenance couvre le rafraîchissement d'un seul produit, demandé pour une fiche précise plutôt que pour toute une liste. Dans les deux cas, ce qui est enregistré est le prix que la page affichait à ce moment-là, pour la succursale qui a servi la page.
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Ici, le relevé n'ouvre pas une liste mais la fiche du produit chez le détaillant, et en conserve une copie. Le prix est lu sur cette copie, en même temps que le format (250 g, 2 L…) et la succursale qui a répondu — deux choses que les pages de résultats n'affichent presque jamais.
C'est là toute la différence avec la provenance précédente : le détaillant est le même, la page lue ne l'est pas. Une liste de résultats dans un cas, la fiche du produit dans l'autre. La fiche est la lecture la plus complète, et le registre la préfère comme prix courant tant qu'elle est récente. Elle est aussi la plus coûteuse à obtenir — une page par produit — ce qui explique que tous les produits n'en aient pas.
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La même page que ci-dessus — la fiche du produit chez le détaillant — mais lue dans le navigateur d'une personne plutôt que par un relevé automatique. L'extension du Registre lit ce que la page affiche déjà à l'écran, et le prix est enregistré tel quel.
Ce n'est pas un détail technique. Un relevé automatique passe par une adresse louée, et le détaillant en déduit une succursale qui n'est pas forcément la bonne ; un navigateur est déjà rattaché à la succursale réelle de la personne. Ces lignes-là nomment donc plus souvent le magasin qui a affiché le prix. C'est aussi la seule façon de lire les bannières dont le site refuse tout relevé automatique.
aucun relevé à ce jour
Maxi et Provigo tournent sur la plateforme PC Express de Loblaw, dont le site refuse tout relevé automatique — mais l'API de produits derrière ce site, elle, répond depuis nos serveurs, à condition d'avoir la clé que le site glisse dans son propre code. L'extension du Registre capte cette clé dans le navigateur d'une personne, puis un relevé automatique rejoue la requête et lit le prix et le format dans la réponse de l'API.
C'est la donnée produit du détaillant lui-même — les mêmes chiffres que la page affiche — et la requête nomme une vraie succursale, celle de la personne qui a capté la clé. On la range donc avec les relevés sur le site, et à part de « Fiche lue en navigateur » : là une personne lisait la page, ici un relevé automatique rejoue l'API — seule la clé vient du navigateur.
1754 relevés
Ce n'est pas un prix affiché mais un prix facturé : ce que la caisse a demandé, net des rabais et des crédits inscrits sur le reçu. C'est la seule provenance qui ne vient pas d'une page web, et la seule qui prouve qu'un prix a réellement été payé — le tableau lui donne une pastille verte pour cette raison.
Ces reçus sont fournis par des personnes. C'est ce qui rend possible le suivi de Costco, dont le site ne publie aucun prix.
552 relevés
Une circulaire annonce ce que le détaillant prévoit demander, souvent pour une semaine qui n'a pas encore commencé. Ces prix sont donc les seuls à porter une période de validité, affichée à côté d'eux, et ils ne sont pas publiés avant le début de cette période.
Ils sont aussi les seuls rattachés à un produit par le libellé de l'annonce plutôt que par un code : « Fromage cheddar fort 700 g » doit être reconnu dans le catalogue. C'est fait avec soin, mais cela reste un rapprochement, pas une identité.
803 relevés
Un prix relevé ailleurs sur le web : la photo d'une étiquette publiée par une personne que le registre ne connaît pas, sur un forum ou une publication publique. C'est de seconde main par construction, daté d'après ce que la publication indique, et gardé séparé de ce que le registre a mesuré lui-même.
aucun relevé à ce jour
Un membre photographie une étiquette en magasin et transcrit ce qu'elle indique. C'est de première main — contrairement à une source externe — mais invérifiable automatiquement : rien n'est publié avant qu'une personne ait regardé la photo et accepté la soumission.
aucun relevé à ce jour
Un prix inscrit directement dans le registre, sans page ni reçu derrière. C'est la provenance à laquelle il faut accorder le moins d'automatisme : elle existe pour les cas qu'aucun relevé ne couvre.
3038 relevés
Le registre n'a pas toujours noté d'où venait un prix. Les lignes enregistrées avant l'existence de cette colonne sont laissées vides plutôt que devinées : elles viennent presque toutes d'un relevé automatique sur le site d'un détaillant, mais « presque » n'est pas une donnée.
Sur la page des derniers prix, un seul bouton — « Relevé sur le site » — regroupe volontairement les deux provenances lues chez le détaillant, « Site du détaillant » et « Fiche du détaillant ». Elles répondent à la même question : le détaillant affichait-il ce prix ? Les séparer en deux boutons demanderait de choisir entre deux moitiés d'une même réponse.
La colonne, elle, nomme toujours la provenance exacte de chaque ligne. Un bouton est une porte d'entrée, pas une légende.
Aucune provenance ne fait d'un prix un prix d'aujourd'hui. Chaque ligne est datée, et c'est la date qu'il faut lire en premier.
Un prix dépend aussi de la succursale qui l'a affiché : les détaillants suivis ici affichent des prix différents d'un magasin à l'autre, et le registre note la succursale quand la page la nomme. Une colonne « Succursale » vide veut dire que la page ne l'a pas dit, pas que le prix vaut partout.
Vérifiez toujours le prix chez le détaillant avant d'acheter.