Six enseignes sont suivies. Elles ne jouent pas le même jeu : une bannière d'escompte, un supermarché de quartier et un club-entrepôt n'arrivent pas au même prix par la même route. Savoir laquelle on regarde change la lecture d'un écart de prix.
L'enseigne à rabais de Metro Inc. Assortiment plus restreint qu'un supermarché classique, magasins dépouillés, ensachage par le client : tout est arrangé pour tirer le prix vers le bas. C'est souvent le point de comparaison le plus bas du Registre sur les produits de base.
L'enseigne à rabais de Loblaw au Québec, et le vis-à-vis direct de Super C : même logique de magasin dépouillé et d'assortiment restreint pour tirer le prix vers le bas, avec le Choix du Président et sans nom comme marques maison. C'est aussi la bannière la moins bien couverte d'ici, et de loin : maxi.ca refuse les relevés automatisés, alors son catalogue a été reconstitué à partir de pages archivées — des milliers de produits avec leur code et leur lien, mais presque aucun prix. Les seuls prix qu'on en a sont des rabais annoncés, relevés par un tiers dans les circulaires.
Le supermarché complet du même groupe. Assortiment large, forte présence en milieu urbain, service en magasin — et des prix courants généralement plus élevés que chez sa propre bannière d'escompte, avec une circulaire hebdomadaire qui fait bouger une partie de l'assortiment.
Bannière de Sobeys, en bonne partie exploitée par des marchands propriétaires. Très implantée en région, avec une place notable aux produits d'ici. Le revers de ce modèle : les prix et l'assortiment varient d'une succursale à l'autre plus que chez une bannière entièrement corporative.
L'épicerie n'occupe qu'une partie d'un magasin qui vend de tout. La logique tarifaire est celle du bas prix courant plutôt que du rabais hebdomadaire, et la marque maison tire l'entrée de gamme vers le bas. Les formats y sont rarement affichés au kilo : Le Registre doit souvent le recalculer lui-même.
Il faut être membre pour y acheter, et ce coût d'entrée fait partie du prix réel. Assortiment volontairement restreint, très gros formats, rotation rapide. C'est aussi le détaillant le plus difficile à relever : peu de prix sont accessibles publiquement, et la couverture du Registre y est mince.
Le supermarché complet de Loblaw au Québec, au-dessus de Maxi dans le même groupe : assortiment large, comptoirs de service, et des prix courants plus élevés que chez sa bannière d'escompte. Rien n'en est relevé directement ici — tout ce que Le Registre en sait vient d'une compilation tierce des circulaires, donc uniquement des prix annoncés, valides une semaine.
Épicerie de spécialités passée sous Metro Inc., connue pour ses fruits et légumes, ses viandes au comptoir et ses produits du Moyen-Orient à des prix qui se comparent souvent à ceux d'une bannière d'escompte. Comme pour les autres bannières sans relevé automatisé, ce qui est ici vient d'une compilation tierce des circulaires : des prix annoncés, une semaine à la fois.
Bannière de marchands affiliés à Sobeys, faite de petits magasins de quartier et de village où le choix est celui de la proximité plutôt que du prix. Les prix et l'assortiment varient d'un marchand à l'autre, et ce qui est publié ici vient d'une compilation tierce des circulaires — des réclames d'une semaine, pas un relevé de tablette.
L'autre bannière affiliée à Sobeys, celle des plus petites surfaces, souvent le seul commerce d'alimentation d'une municipalité rurale. Ce qu'on en sait ici tient à une compilation tierce des circulaires : des prix annoncés pour une semaine, sur les quelques produits mis en réclame.
Le pendant de Metro chez les épiciers indépendants : des marchands propriétaires approvisionnés par Metro Inc., en quartier et en région. Aucun relevé direct ici non plus — les prix viennent d'une compilation tierce des circulaires et ne valent que pour la semaine annoncée.
Ce n'est pas une épicerie, et c'est suivi quand même parce qu'une partie du panier s'y achète : le nom québécois de Shoppers Drug Mart met de plus en plus de produits d'alimentation en réclame. Ce sont ces réclames — relevées par un tiers dans les circulaires, valides une semaine — qui composent tout ce qui est ici.
Le Registre n'a aucun lien avec ces entreprises et n'est parrainé par aucune d'entre elles. Les noms et logos appartiennent à leurs propriétaires respectifs ; ils servent ici à indiquer d'où vient un prix. La couverture varie d'une enseigne à l'autre — un nombre de produits plus bas dit ce que Le Registre arrive à relever, pas ce que le magasin vend.